Le chirurgien orthopédiste : présentation, rôles, formations et compétences !

Les fractures, les problèmes de locomotion, les traumatismes, les rares cancers osseux, les malformations congénitales sont autant d’affections qui requièrent l’intervention d’un orthopédiste. Pourtant, très peu de patients et le public en général ignorent tout de cette branche de la médecine. De la formation à cette spécialité aux interventions quotidiennes de l’orthopédiste, il s’agit d’un métier qui nécessite des compétences sures et une présence d’esprit pour braver les aléas des interventions chirurgicales. Pleins feux sur ces hommes et femmes qui ont choisi de faire de vos os, nerfs, tendons et ligaments leurs préoccupations.

L’orthopédiste, ce chirurgien qui n’a pas froid aux yeux  

L’orthopédie est une discipline méconnue du grand public. Généralement, quand on a mal aux articulations, aux muscles et à nos locomotions, on demande conseil à nos amis ou à un médecin généraliste. Ce qui est une erreur. Qu’il soit chirurgien ne signifie pas non plus qu’il est enclin à décréter des opérations à tout va.  

Le chirurgien orthopédiste est un médecin très sollicité dans les enceintes des blocs opératoires des petits, moyens et grands hôpitaux. Comme Thomas Le Carrou en France, on dénombre plus de 3500 orthopédistes traumatologues. Vous pouvez prendre rendez-vous avec un chirurgien orthopédiste lorsque vous sentez des malaises liés à vos fonctions locomotives. Ce sont généralement des spécialistes qui interviennent en cas de maladie musculo-squelettique. Le nombre de cas d’opérations chirurgicales orthopédiques répertoriées chaque année avoisine les 7 millions contre plus de 20 millions de rendez-vous et de consultations.

Le chirurgien orthopédique travaille avec d’autres spécialistes tels que l’orthopédiste orthésiste qui, lui, se chargera à la demande du premier de fabriquer des orthèses. Lorsque dans le bloc opératoire de traumatologie, des os brisés font souffrir les patients presque à l’agonie, il est celui-là qui retrousse ses manches pour soulager le malade. Il est à l’écoute du patient pour un suivi pré et post-opératoire. Il demande toujours en premier un bilan préopératoire.

Ensuite, il corrige les malformations, allège les douleurs des patients en réparant leurs fractures, met fin aux supplices de ceux qui ont des articulations douloureuses en les remplaçant par des articulations artificielles. À la fin du processus, il vient apaiser le patient et lui prodigue les conseils idoines pour permettre une guérison rapide. Il s’agit en somme d’un vrai artiste qui tente du mieux qu’il peut de remettre de l’ordre dans votre constitution musculaire et osseuse aux abois. C’est une branche de la médecine qui a connu au cours des dix dernières années des avancées très notables. De plus en plus, ces spécialistes des articulations, et des membres inférieurs et supérieurs évitent autant que faire se peut les traditionnelles opérations dites invasives. Aujourd’hui, avec l’aide de la technologie, de petites incisions suffisent à examiner et à faire des opérations orthopédiques d’envergure.

Quand et pourquoi faire recours à un chirurgien orthopédiste ? 

Fondamentalement, un chirurgien orthopédiste intervient dans des cas de maladies congénitales ou liées à des affections des fonctions locomotives. L’autre pan de son intervention est parfois quotidien et est défini par un terme bien précis : la traumatologie. La chirurgie orthopédique peut être osseuse ou articulaire. Son rôle en fin de compte est de rendre autonome un patient qui souffre de dysfonctionnement locomotif ou de maladies musculo-squelettiques

Les patients atteints de maladies congénitales liées aux os et aux articulations souffrent parfois le martyre et sont sujets à des malformations progressives. L’hallux valgus, la scoliose et une luxation de la hanche chez le nouveau-né par exemple, sont les types de déformations courantes, sources d’anomalies de croissance, pour lesquels les patients demandent à voir le chirurgien orthopédiste.

En ce qui concerne les affections, elles sont héritées de la sédentarité, du genre, de l’âge ou encore de la pratique de sports à risque. On verra par exemple plus de vieux, les femmes encore plus, consulter parce que touchés par l’ostéoporose ou une arthrose de la cheville, de la hanche ou du genou. Il apporte des solutions définitives aux cas d’arthrite ou polyarthrite rhumatoïde qui incommodent ses patients qui ignorent souvent la provenance de tels maux. Quelques fois, certains patients appellent l’orthopédiste au secours pour les délivrer de tumeurs osseuses ou de hernies discales.

Enfin, qu’il s’agisse de fractures, de traumatismes tendineux ou ligamentaires, d’une simple entorse, le seul qui sera capable de sauver le patient est bel et bien le chirurgien orthopédique.

Parfois, il recommandera la mise en place d’une prothèse, de chaussures orthopédiques, de semelles orthopédiques ou encore de matelas orthopédiques pour redresser un muscle ou un os. Le rôle du chirurgien est aussi de conseiller le client et choisir pour lui la meilleure option. Bien sûr, le dernier mot revient au malade si tant est que le mal ne met pas en péril son pronostic vital. Il est celui-là même qui peut recommander des séances de rééducation ou la pose de plâtre pour laisser une entorse ou une fracture bénigne sans danger apparent pour le patient guérir d’elle-même. Aujourd’hui, la donne est de n’opérer qu’en dernier recours. Le chirurgien orthopédiste fait de moins en moins peur au patient. Des maux que l’on croyait nécessiter une intervention chirurgicale sont réglés avec professionnalisme sans séquelles aucune et une petite incision. On parle de chirurgies mini-invasives.

De la formation d’un chirurgien orthopédiste

Il s’agit comme cela l’est d’ailleurs pour les formations médicales de haut niveau, d’une formation très éprouvante qui dure des années. Pour obtenir cette ultime autorisation en tant que médecin pour s’occuper des pieds, des jambes, des mains, des épaules, des genoux, des hanches et autres articulations des patients, le chirurgien devra faire au plus bas mot 10 ans d’études acharnées au Canada et 13 ans en France. En France, il faut :

  • être titulaire d’un BAC S ;
  • décrocher le concours d’entrée à la FAC de médecine en externat ;
  • finir la 6e année avec un dossier scolaire brillant pour que son projet d’étude en chirurgie en internat soit accepté ;
  • finaliser les 5 ans d’études en internat par la soutenance d’une thèse en médecine générale et en partie spécialisée ;
  • le titre de chirurgien orthopédiste lui sera reconnu en supplément à celui de chirurgien généraliste à l’issue des 2 dernières années de spécialisation post internat.

La spécialisation en tant que chirurgien orthopédiste est une spécialisation que nous pouvons juger de généraliste déclinée en trois niveaux

  • Niveau 1 : traumatologie ;
  • l’orthopédie générale ;
  • la sur-spécialisation.

Le chirurgien aura en effet appris à toucher à toutes les différentes chirurgies liées aux pathologies musculo-squelettiques :

  • la traumatologie ;
  • la médecine du sport ;
  • l’oncologie musculo-squelettique ;
  • l’orthopédie orientée enfant (pédiatrie) ;
  • l’orthopédie de la reconstruction ;
  • la chirurgie des membres supérieurs et inférieurs, de la cheville, du rachis, etc.

Par ailleurs, on observe de plus en plus une hyper spécialisation. Ils sont très nombreux à se tourner vers la pédiatrie et plus encore vers les traumatismes ostéo-articulaires. Certains chirurgiens orthopédistes interviennent beaucoup plus sur des problèmes liés à la colonne vertébrale. D’autres ont choisi de faire essentiellement de la chirurgie du ligament ou du canal lombaire trop étroit. Vous rencontrerez parmi ces chirurgiens des spécialistes de la hernie discale, l’arthrose, de la pose de prothèse de hanche.  

Compétences du chirurgien orthopédiste

Le chirurgien orthopédiste est un spécialiste qui travaille au détail près. C’est donc une spécialité qui exige du chirurgien de la précision et de la rigueur. Les facultés intellectuelles de l’orthopédiste qui ont été mises à rudes épreuves pendant sa formation à la FAC et en année de spécialisation sont une fois de plus sollicitées. Il doit pouvoir les combiner avec sa capacité d’analyse scientifique.

Avec les horaires élastiques qui sont les leurs entre les rendez-vous de consultation et les passages au bloc, il doit pouvoir résister au stress. Enfin, l’orthopédiste, chirurgien, est un homme très habile de ses mains et très relationnel. Parlant d’habileté des mains, toute infirmité ou forme de pathologie handicapante pour l’exercice de son métier le rend inapte au métier d’orthopédiste. L’inscription de son nom au tableau de l’ordre des médecins lui sera refusée. Retenons donc qu’un bon chirurgien orthopédiste doit :

  • savoir écouter ses patients, comprendre leurs besoins et trouver les voies adéquates pour les satisfaire ;
  • avoir la maîtrise de soi et un self-control à toute épreuve ;
  • être un leader et avoir le sens du travail en équipe ;
  • être un modèle de minutie ;
  • avoir une maîtrise totale et parfaite des rouages de son métier.

Enfin, dans le but d’assurer un recyclage continu du chirurgien orthopédiste, la loi l’oblige à suivre un programme pluriannuel pour se mettre à niveau. On parle de Développement Professionnel Continu (DPC). Ce programme peut se décliner sous forme de séminaires, de congrès ou de cours. Il pourra ainsi se tenir informé des nouvelles normes, de nouvelles pratiques qui ont cours dans son domaine de compétence.

Une formation continue, c’est aussi la garantie de ne pas se laisser distancer par les avancées technologiques qui facilitent aussi bien les séances de consultation, les processus d’analyse, de radiographie et de chirurgie. L’État s’est fixé pour objectif de perfectionner ces compétences qui, quoi qu’on dise, s’étiolent dans le temps et ont besoin d’un nouveau sous-bassement. Donc le caractère primordial du chirurgien orthopédiste qui peut lui assurer une longévité dans le métier et une mise à jour permanente de ses compétences est la capacité de se remettre en cause, de reconnaître ses faiblesses et ses insuffisances. 

Julien

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